Le programme Vigie rivière de la FFPML

« VIGIE RIVIERE » est le nom du programme de politique environnementale de la Fédération. Il se décline en 3 volets:

  • A. État des lieux
  • B. Alerte aux pollutions
  • C. Prévention

A. Etat des lieux :

Notre action se fera au travers de la création de  »POINTS 0″, véritables états de santé biologiques d’un secteur de rivière. Nul n’est mieux placé qu’un pêcheur à la mouche pour observer la vie au bord de l’eau, notamment au niveau des invertébrés (Éphémères, Trichoptères,  Plécoptères, ……) qui sont la nourriture de base des truites, ombres,…. Par ailleurs, la diversité et la quantité de ces insectes aquatiques permettent d’apprécier la qualité des eaux qu’ils fréquentent. A partir de ces 2 constats, nous avons choisi d’animer ce volet de l’Environnement FFPML à partir du recensement et de l’étude de ces animaux afin que chacun puisse :

  •  Découvrir et/ou améliorer ses connaissances en entomologie et ainsi  permettre d’avoir une approche quant à l’appréciation de la qualité biologique de sa rivière.
  • Participer au recensement des espèces qui nous intéressent au niveau national en apportant sa contribution aux inventaires officiels  (reconnus par le Muséum National d’Histoire Naturelle) déjà mis en place, dont celui des Éphémères de France.
  • Contribuer de ce fait à la Recherche Française  dans ce domaine (invertébrés/qualité des eaux) en aidant à la constitution d’un stock de données (OPIE-benthos).

B. Alerte aux pollutions :

1. Que faire en cas de pollution?

Des indices visuels ne trompent pas: odeur et couleur de l’eau, poissons malades ou morts, présence de boues organiques sur le fond, d’algues filamenteuses, etc…

D’abord, immédiatement, la faire constater par un Garde de la Fédération de Pêche dont dépend la rivière concernée (liste des Fédérations en annexe) et alerter la Gendarmerie (« enquête de flagrance »).

Si possible, réaliser un prélèvement de la petite faune encore vivante à la station, et l’adresser pour détermination et comparaison avec les éventuels  »points-zéros » déjà réalisés antérieurement (les adresses utiles sont indiquées en annexe).

Adresser conjointement à la FFPML les photocopies des constats de Gendarmerie et des Gardes de la Fédération de Pêche, accompagnés de la fiche descriptive (Téléchargement fichier word 06/95 13ko).

2 – Que fera la FFPML?

A réception de votre envoi, vos prélèvements seront déterminés, et une série de courriers sera adressée aux diverses institutions en charge du suivi de la qualité des eaux pour la région concernée. Votre Club recevra copie de ces courriers. Il est rappelé ici que les AAPPMA ont vocation à la protection des milieux aquatiques, et sont habilitées à porter plainte si nécessaire contre le pollueur.

Par ailleurs, des Associations régionales ou nationales de protection de la Nature (donc de l’Eau) existent. Elles peuvent également, en cas de problème, être associées et participer aux actions. En l’état actuel (démarrage de cette activité) la FFPML n’a pas les moyens humains d’ester en Justice à la place des AAPPMA.

En revanche, elle peut:

  •  alerter toutes les instances concernées,
  •  le cas échéant, relayer l’information par la Presse
  •  recourir à des spécialistes, notamment hydrobiologistes, si nécessaire vous aider dans vos démarches.

Ultérieurement, et si l’équipe initiale est suffisamment renforcée (par ceux d’entre vous qui, outre leurs compétences, sont motivés et disponibles), la FFPML pourrait traiter encore plus efficacement les problèmes d’atteintes humaines à la qualité des milieux aquatiques. En l’attente, la procédure très simple décrite ci-dessus doit être la règle absolue.

C. Prévention :

Que faire en cas de menace d’impact ?

Il peut arriver que l’on soit informé de la possibilité d’un impact sur une rivière, à terme. Exemples: barrage en gestation, « recalibrage » irréfléchi, installation de pisciculture, industrie nouvelle, etc.

Deux cas se présentent:

– soit il s’agit d’une « installation classée », et dans ce cas, il y aura obligatoirement enquête publique préalable
– soit il s’agit d’un autre type d’impact

Dans les deux cas, il convient, dès connaissance du problème potentiel, d’en aviser la cellule environnement de la FFPML, avec le maximum d’informations et de documents justificatifs (coupures de presse, etc.) afin qu’une stratégie puisse être mise en place. De toutes les façons, s’il s’agit d’une « installation classée », le dépôt d’une motion lors de l’enquête publique s’imposera sur les registres ad hoc. Cette intervention pourra se faire, éventuellement en liaison avec d’autres Associations concernées.

Le « point-zéro »

Il est réalisé en effectuant des prélèvements d’invertébrés (insectes notamment) en plusieurs points distincts (« stations ») de la rivière. Ces animaux, qui forment également l’essentiel de l’alimentation des truites, ombres…, ont l’énorme avantage d’être des « indicateurs » de la qualité du milieu. Un est d’ores et déjà disponible qui permet de débuter le travail. Néanmoins, en complément, des sont organisées par la FFPML auprès des Clubs, pour donner les bases indispensables en matière de prélèvement, stockage et envoi des échantillons. Leur détermination est effectuée par des spécialistes, et les résultats sont retournés aux collecteurs.

Ces données sont importantes: réitérées à intervalles réguliers, et tout au long du cours d’eau, elles donnent une information importante sur l’état de santé de chaque rivière. Elles peuvent également être confrontées, en cas de pollution par exemple, à des prélèvements postérieurs à celle-ci.

Sensibilisation :

La FFPML organise régulièrement sur le territoire des journées ou demi journées de sensibilisation à l’écologie des macro-invertébrés aquatiques et à la nécessaire préservation des milieux aquatiques.