La pêche à la mouche en Europe a du mal à se départir d’une image de pêche compliquée et chère, voire snob. Outre l’originalité radicale de la pratique et de sa technique de lancer, qui nécessite beaucoup de pratique pour être maitrisée, cette réputation provient probablement du fait que les pêcheurs à la mouche utilisent beaucoup de termes anglais. Cela vient du fait que les origines modernes de cette technique sont britanniques et qu’une très grande partie du vocabulaire n’a pas été traduite.

On parle parfois de chapeaux à plume, terme péjoratif désignant les moucheurs se considérant comme supérieurs aux autres pêcheurs en raison de leur pratique, supposée plus technique, plus fine et plus aboutie que les autres.

Cet aspect élitiste est en train de disparaître grâce à la baisse du prix du matériel et à l’augmentation du nombre de pratiquants, qui sont désormais de tout niveau social. De nombreux kits (canne,moulinet, soie, bas de ligne et mouches) sont disponibles pour des coûts très raisonnables ( entre 80 et 150 €) et permettent une initiation puis une pratique pendant plusieurs années.

De plus, la technique est aujourd’hui démythifiée : bien décrite et expliquée dans de nombreux livres, revues spécialisées, DVD ou sites web, le débutant qui souhaite commencer trouvera de nombreuses références simples et accessibles, sans compter les nombreux clubs mouches bien répartis sur le territoire français.

source : Wikipedia